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nov
04

Un week end, deux escapades.

Auteur François Messié

Escapades

Nous avions prévu, Juliette et moi, de nous rendre à l’invitation d’un cousin dans la Dombe, l’espace d’une journée. Départ donc le vendredi soir, après avoir passé quelques heures  à réparer la clôture de notre gros

Boeuf charolais

Brushing

« Quattro », le cheval comtois, qui se prenait à sortir de son pré tous les quarts d’heure pour arpenter les chemins avoisinants en crottant généreusement tous les dix mètres.

Après la visite prolongée du marché de Châtillon sous la halle moyenâgeuse, puis la découverte de l’avifaune incroyablement variée des étangs de la Dombe (parenthèse de rêve hors  notre environnement charolais), une annonce imprévue d’une de mes filles vient troubler le quiétude du retour : une autre escapade est en cours, celle de Brushing, le plus jeune des taureaux charolais qui a pris la désagréable habitude, ce gros benêt, d’enjamber la barre qui le sépare de son foin, et d’aller faire un petit tour. Le seul problème de l’instant c’est qu’il a emmené une vache avec lui et que les filles n’ont réussi à les parquer que dans un réduit herbeux de 10 m2… Effectivement, dès mon arrivée nocturne, plus personne, ni taureau, ni vache. Le lendemain, au lever du jour, me voici  en train d’arpenter champs, collines et bois, mais en vain ! Les autres bêtes sont calmes, ce qui prouve que mes fuyards restent sagement installés dans leur cachette. Après avoir prévenu les voisins, j’essaie une dernière fois un rapide tour en voiture, et là, surprise: sur un bas côté de chemin, pourtant absents une heure avant, je découvre deux gros tas blancs paisiblement vautrés dans l’herbe et visiblement, de nous trois, c’est bien moi le plus stressé. Enfin quel soulagement! Il me suffit maintenant d’appeler la famille à la rescousse (pour une fois, vive le portable) , de  raccompagner les fautifs dans leur parcelle et soigner leur clôture…le dimanche démarre bien !

Dynamite

Maintenant, quelques nouvelles de Dynamite, absente de ma prose depuis quelques temps. Très belle chienne, grande, élancée, mais qui continue à amuser tout le monde avec son tempérament de clown. Les chats, notamment, continuent à profiter de ses brusques accès de très bonne humeur quand elle se rue sur eux à travers la cour de la ferme pour un petit soin capillaire inopiné. A la grande joie des enfants, elle offre en permanence le spectacle d ‘une personnalité farfelue: elle peut notamment se retrouver assez souvent endormie en plein milieu de la cuisine, dans une position de vrille parfaite: les pattes arrières ensemble basculées vers la droite, celles de l’avant à gauche, la tête renversée en arrière et les babines affalées dans l’abandon du sommeil , découvrant ainsi deux superbes rangées de crocs que je déconseillerai vivement à tout visiteur importun de tester. Enfin il lui arrive immanquablement, quand elle se lève brusquement, de se cogner le crâne contre la table pendant les repas, et d’arborer, malgré le choc, une indifférence joyeuse qui amuse toute l’assemblée. Que va-t-elle nous faire, cette année, au spectacle des petits veaux ?
Pour l’heure, je vais sans tarder, dès que ma fille aura tapé ces lignes, m’attaquer à épandre le fumier composté de la stabultaion. Merveilleux cycle que celui de l’élevage, n’est-ce pas ? Apport de potasse, apport de matière organique (humus) l’herbe le reçoit comme une bénédiction de fin d’année.
Nous attendons maintenant une autre bénédiction, la pluie, car nos pauvres régions en manquent cruellement. Presque pas une goutte depuis la fin juillet ! Enfin la météo nous l’annonce pour la semaine prochaine…
C’est le blé, récemment semé, qui va être content !

François et Juliette Messié

François et Juliette Messié

Catégories : News letter

Commentaires

  1. Raphaele dit :

    Bonjour à tous,

    quelle joie pour des parisiens comme nous de pouvoir, grace à internet, vivre ou plutôt suivre la vie ou quelques instants de la vie à la campagne rythmée par des évènements si différents de notre vie citadine.

    A très bientôt

  2. Fanfan dit :

    Bien le bonjour de la région parisienne où il fait enfumé et gris et pas chaud. Je vous admire pour la vie que vous menez. Allier l’utile à l’agréable n’est pas chose si facile ET se donner les moyens de vivre ses envies non plus.
    J’ai véçues les 18 premières années de ma vie dans un charmant village du Jura et à entendre ma mère ronchonner que je puais la vache tous les mercredis soirs….. De famille de paysans mais de père ouvrier, je fus à la croisée des chemins.
    Merci de me donner l’occasion de vous lire……

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