Premières naissances, premières émotions à la ferme
AuteurLa dernière News letter de la ferme du Chevannet m’a fait redoubler de vigilance… Merci Didier !
J’ai fait pendant quelques jours le tour de mes vaches en tremblant d’en trouver une en train de transpirer sur un vêlage difficile… Mais non, je les ai rentrées vendredi toutes futures mères… Pas pour longtemps cependant car la journée de samedi a vu « éclore », en toute discrétion, deux petits veaux charolais mâles rapidement mis au monde par Prétoriale, une vieille mamie, qui court sur ses 10 ans, et Cavalière, une génisse à son premier rejeton.
Prétoriale a si peu apprécié ma visite dans la case (pour voir si le veau allait bien) qu’elle a esquissé un démarrage complètement inamical à mon égard qui m’a tout de même fait gicler de l’autre côté de la barrière. Je suis donc resté à attendre, en sécurité, pour voir ce qui se passait.
Première rencontre… émotions
Pour Prétoriale, pas de souci ses gros coups de langue râpeuse vous ballotaient le veau de droite et de gauche en lui
procurant visiblement un grand bien-être. Pour Cavalière, par contre, l’hésitation dominait. Intriguée par cette petite chose gluante qui éveillait tout de même chez elle un peu de sympathie elle s’est approchée de son veau avec prudence et timidité, et s’en est même écartée quand il se secouait la tête pour éjecter toutes les viscosités qui lui encombraient les oreilles. Tout de même, au bout de quelques minutes passées sans le quitter des yeux, elle s’est enhardie , l’a flairé avec plus d’intérêt et j’ai pu entendre (ô joie !) le son guttural que son petit va maintenant reconnaître entre tous. Le soir, nos deux amis tétaient avec application et le lendemain, je les ai même vus en train de se reposer debout, front contre front.
Mes filles s’en mêlent…
Moins amical fut par contre l’échange de suggestions entre mes deux dernières filles qui se sont, comme au temps de leur enfance, copieusement enguirlandées… à propos du nom à attribuer au deux veaux ! Cela m’a bien rajeuni, car les voilà aujourd’hui respectivement âgées de 15 et 16 ans. Nos deux lascars, après de nombreux essais, s’appellent donc : Fantomas et Funès (de). Je ne sais si ce dernier sera aussi vif que son modèle humain, mais le premier porte assez bien son nom. C’est un vaurien que j’ai surpris aujourd’hui même en train de « voler » (téter) sous d’autres vaches.
Ça promet !
A très bientôt.
Juliette et François
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